Thursday, November 16, 2006

Marco Calliari récidive

Il y a quelques semaines, Marco Calliari a lancé un deuxième album solo célébrant son héritage italien. Le premier, qui, l'été où il est sorti, a meublé chaque instant que j'ai passé chez moi, s'intitulait Che la vita. Cet album ne comportait que des compositions, toutes plus deliziosa les unes que les autres.

Il récidive maintenant avec Mia dolce Vita, album qui, lui, ne contient que des classiques Italiens. (Quand je dis « classiques », je ne veux pas dire folklore, entendons-nous). Ce sont pour la plupart des chansons qu'il interprétait dans son spectacle Che la vita, si vous avez vous aussi eu la chance de le voir. (Entre L'académie du massacre (Mononc Serge & Anonymus), Anonymus, et sa carrière solo, je l'ai vu si souvent en spectacle à Sherbrooke durant mes études que je me suis dit qu'il allait penser que j'étais obsédée. Quand il s'est mis à me reconnaître, j'ai décidé de prendre un break, hehehe!)

Donc, je me suis procuré cet album un matin où j'étais allée déjeûner chez Paccini (ils commanditent Marco, ils méritent que je les plogue), et j'ai eu un plaisir monstre à découvrir ou redécouvrir d'excellentes chansons que l'on entend trop peu souvent. Mentionnons au passage que Marco Calliari est accompagné des mêmes musiciens que sur le premier album, dont la fantastique Lysandre Champagne à la trompette (ex-Colectivo) et le tout aussi excellent Carlos Araya (Anonymus) à la batterie. La réalisation et les arrangements sont dépouillés, ce qui je crois rend mieux justice au style de Marco que si on avait essayé de trop étoffer.

Même si, personnellement, je crois que je continuerai d'écouter davantage Che la vita, Mia dolce vita entre dans la catégories des « must buy » de cette année. Achetez donc les deux.

Ma préférée? L'Americano
La meilleure reprise? Caruso (c'est meilleur intime que beuglé par les 3 ténors)
La plus excitante à avoir dans sa disco pour les partys? Bella ciao

Wednesday, November 15, 2006

Sir Elton à Montréal

Petite mise en contexte. Nous sommes samedi le 11 novembre 2006. Je suis dans mon salon, vautrée dans mon futon, maussade et occupée à achever de tuer un méchant rhume qui a élu domicile dans mes narines il y a déjà près de deux semaines. Vraiment, rien d'excitant ne pointe à l'horizon. Tout à coup, le téléphone sonne. « Bon, qu'est-ce qu'il y a encore », me dis-je. C'est mon papa qui est au bout de la ligne... pour m'offrir une paire de billets gratuits pour aller voir Elton John au Centre Bell.

Ça, croyez-moi, ça vous chasse une grisaille à la vitesse grand V! Au comble de l'excitation, je joins ma « partner in crime », Gabrièle, au téléphone. Un souper annulé plus tard, Philippe (qui est dingue d'Elton et avait déjà son billet) et moi allons la chercher. Billets récupérés, on se garroche, on trouve nos sièges... (dans les gris, mais devant la scène).

Premièrement, le son. Ce soir-là, au Centre Bell, j'ai entendu le meilleur son de tous les sons de tous les spectacles que j'ai vus dans ma vie. Vraiment. Sir Elton a donné 2h30 de spectacle, sans première partie et sans entracte. Une machine. Rien de moins. Pas même une goutte de sueur!

Elton John est en tournée en ce moment pour la promotion de son nouvel (et très solide) album The Captain and the Kid (suite de l'album Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy de 1975). Malgré tout, Elton John est un artiste qui tient avant tout à faire plaisir à son public... et il l'a fait. Il a interprété 3 chansons du nouvel album, et pour le reste il nous a fait passer une soirée ravissante en interprétant tous ses incontournables... et il en a.

Bien sûr la musique était merveilleuse (son ancien batteur des années 70, Nigel Olsson et son extraordinaire guitariste Davey Johnstone y étaient sans doute pour quelque chose). Elton John est un pianiste hors pair qui a le talent de revisiter ses propres succès avec brio. J'ai ri. J'ai pleuré. J'ai pleuré pas mal en fait (surtout sur ma préférée, « Goodbye Yellow Brick Road », qu'il vient de remettre dans le spectacle). C'était beau, et c'était unique. Je n'aurai peut-être jamais plus la chance de revoir Sir Elton en spectacle, particulièrement à Montréal (sa dernière visite datait d'il y a 10 ans après tout.)

Ce dont je me souviendrai, cependant, c'est de la générosité dont il a fait preuve. Il a peu parlé durant le spectacle, seulement pour expliquer ses nouvelles chansons... sans toutefois que ça ne le fasse paraître froid. Il a salué entre chaque chanson. Le rappel demandé, il est revenu de suite. Pas question de nous faire languir. Il est revenu sur scène et a pris le temps de signer des autographes pour les personnes devant la scène au parterre. Il a ensuite interprété les 2 seules chansons qui manquaient : « Candle in the wind » (version Norma Jean), et « Your Song ». Encore des larmes, bien sûr!

Elton John est un artiste magistral, qui s'est gagné mon respect éternel. Par sa musique, mais aussi (et peut-être surtout) par sa magnanimité.

PS Merci cousine Louise pour cette occasion en or.