Monday, December 18, 2006

Encore Noël

Avec ce titre, vous aurez sans doute compris que moi, Noël, c'est pas le moment de l'année que je préfère. En fait, généralement, c'est seulement une occasion de plus de m'engueuler avec ma famille, mais tous en même temps plutôt qu'un membre à la fois comme j'en ai l'habitude. Donc, il faut bien écrire un billet de Noël, actualité oblige, mais je me contenterai de faire 2 recommandations musicales et de mettre ici quelques images de Noël qui ont réussi à me faire sourire malgré mon éternel « bahumbug ».

  • Ma chanson de Noël préférée : Oï to the World par The Vandals (chanson qui a d'ailleurs été bien reprise par No Doubt il y a quelques années... et mon cadeau de Noël à vous.

  • Le seul album de Noël que je suis capable d'écouter : Boogie Woogie Christmas de Brian Setzer. (Disponible sur Amazon, entre autres.)
Les images maintenant!

Thursday, December 14, 2006

Entre blogueurs, faut s'encourager!

Mon ami et ancien collègue, David, m'a fait la fleur d'ajouter mon blogue à la liste de liens sur le sien... Je suis tout à fait heureuse et fière de faire de même! David fait du web et du design, et on aura sans doute la chance de voir ses réalisations sur son nouveau site web, et ses idées géniales sur son blogue. Bonne chance David et bienvenue sur la blogosphère... (quel mot « in » tout de même... et un peu vide de sens... mais ça, ça sera le sujet d'un autre billet) ;o)

Friday, December 08, 2006

Boomerangs 2006 - we rök


Hier soir à la Tohu avait lieu la soirée des Boomerangs. Pour les non-publicitaires, ce sont les grands prix de la publicité interactive. Provokat, l'agence pour laquelle j'ai le bonheur de travailler, a remporté 3 prix... et on est tous très fiers!

Voici nos projets primés :
La soirée s'est terminée en joyeuses et copieuses libations au Helm (273 Bernard), où Provokat et Fjord (branche interactive de Cossette) ont tenu leur dorénavant célèbre after-boomerangs-party.

Je salue au passage : tous les amis de Fjord et cie qui étaient au Helm, Iz et Dave de Le Clan/Novastudios, et Pierre-Étienne du jury qui m'a traitée de nerd alors que j'essayais de lui expliquer la règle d'accord des participes passés des verbes pronominaux, à sa demande, après de très nombreux martinis, à -15 degrés, 1h du mat, en train de fumer une cigarette.

Thursday, November 16, 2006

Marco Calliari récidive

Il y a quelques semaines, Marco Calliari a lancé un deuxième album solo célébrant son héritage italien. Le premier, qui, l'été où il est sorti, a meublé chaque instant que j'ai passé chez moi, s'intitulait Che la vita. Cet album ne comportait que des compositions, toutes plus deliziosa les unes que les autres.

Il récidive maintenant avec Mia dolce Vita, album qui, lui, ne contient que des classiques Italiens. (Quand je dis « classiques », je ne veux pas dire folklore, entendons-nous). Ce sont pour la plupart des chansons qu'il interprétait dans son spectacle Che la vita, si vous avez vous aussi eu la chance de le voir. (Entre L'académie du massacre (Mononc Serge & Anonymus), Anonymus, et sa carrière solo, je l'ai vu si souvent en spectacle à Sherbrooke durant mes études que je me suis dit qu'il allait penser que j'étais obsédée. Quand il s'est mis à me reconnaître, j'ai décidé de prendre un break, hehehe!)

Donc, je me suis procuré cet album un matin où j'étais allée déjeûner chez Paccini (ils commanditent Marco, ils méritent que je les plogue), et j'ai eu un plaisir monstre à découvrir ou redécouvrir d'excellentes chansons que l'on entend trop peu souvent. Mentionnons au passage que Marco Calliari est accompagné des mêmes musiciens que sur le premier album, dont la fantastique Lysandre Champagne à la trompette (ex-Colectivo) et le tout aussi excellent Carlos Araya (Anonymus) à la batterie. La réalisation et les arrangements sont dépouillés, ce qui je crois rend mieux justice au style de Marco que si on avait essayé de trop étoffer.

Même si, personnellement, je crois que je continuerai d'écouter davantage Che la vita, Mia dolce vita entre dans la catégories des « must buy » de cette année. Achetez donc les deux.

Ma préférée? L'Americano
La meilleure reprise? Caruso (c'est meilleur intime que beuglé par les 3 ténors)
La plus excitante à avoir dans sa disco pour les partys? Bella ciao

Wednesday, November 15, 2006

Sir Elton à Montréal

Petite mise en contexte. Nous sommes samedi le 11 novembre 2006. Je suis dans mon salon, vautrée dans mon futon, maussade et occupée à achever de tuer un méchant rhume qui a élu domicile dans mes narines il y a déjà près de deux semaines. Vraiment, rien d'excitant ne pointe à l'horizon. Tout à coup, le téléphone sonne. « Bon, qu'est-ce qu'il y a encore », me dis-je. C'est mon papa qui est au bout de la ligne... pour m'offrir une paire de billets gratuits pour aller voir Elton John au Centre Bell.

Ça, croyez-moi, ça vous chasse une grisaille à la vitesse grand V! Au comble de l'excitation, je joins ma « partner in crime », Gabrièle, au téléphone. Un souper annulé plus tard, Philippe (qui est dingue d'Elton et avait déjà son billet) et moi allons la chercher. Billets récupérés, on se garroche, on trouve nos sièges... (dans les gris, mais devant la scène).

Premièrement, le son. Ce soir-là, au Centre Bell, j'ai entendu le meilleur son de tous les sons de tous les spectacles que j'ai vus dans ma vie. Vraiment. Sir Elton a donné 2h30 de spectacle, sans première partie et sans entracte. Une machine. Rien de moins. Pas même une goutte de sueur!

Elton John est en tournée en ce moment pour la promotion de son nouvel (et très solide) album The Captain and the Kid (suite de l'album Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy de 1975). Malgré tout, Elton John est un artiste qui tient avant tout à faire plaisir à son public... et il l'a fait. Il a interprété 3 chansons du nouvel album, et pour le reste il nous a fait passer une soirée ravissante en interprétant tous ses incontournables... et il en a.

Bien sûr la musique était merveilleuse (son ancien batteur des années 70, Nigel Olsson et son extraordinaire guitariste Davey Johnstone y étaient sans doute pour quelque chose). Elton John est un pianiste hors pair qui a le talent de revisiter ses propres succès avec brio. J'ai ri. J'ai pleuré. J'ai pleuré pas mal en fait (surtout sur ma préférée, « Goodbye Yellow Brick Road », qu'il vient de remettre dans le spectacle). C'était beau, et c'était unique. Je n'aurai peut-être jamais plus la chance de revoir Sir Elton en spectacle, particulièrement à Montréal (sa dernière visite datait d'il y a 10 ans après tout.)

Ce dont je me souviendrai, cependant, c'est de la générosité dont il a fait preuve. Il a peu parlé durant le spectacle, seulement pour expliquer ses nouvelles chansons... sans toutefois que ça ne le fasse paraître froid. Il a salué entre chaque chanson. Le rappel demandé, il est revenu de suite. Pas question de nous faire languir. Il est revenu sur scène et a pris le temps de signer des autographes pour les personnes devant la scène au parterre. Il a ensuite interprété les 2 seules chansons qui manquaient : « Candle in the wind » (version Norma Jean), et « Your Song ». Encore des larmes, bien sûr!

Elton John est un artiste magistral, qui s'est gagné mon respect éternel. Par sa musique, mais aussi (et peut-être surtout) par sa magnanimité.

PS Merci cousine Louise pour cette occasion en or.

Monday, October 02, 2006

Possiblement la chose la plus GÉNIALE sur le web


Si vous n'êtes pas encore tombés dessus, laissez-moi vous présenter ­Pandora, possiblement la chose la plus géniale sur le web. Pandora est, entre autres choses, une radio qui a été développée par le Music Genome project, ou, traduit librement, Le projet génome musical.

Une explication version écourtée, traduite tout aussi librement:
Le 6 janvier 2000, un groupe composé de musiciens et de technologistes amoureux de la musique s'est réuni avec l'idée de créer l'analyse de la musique la plus détaillée jamais réalisée.


Ceci a mené à la création de la radio Pandora. Le concept présente des possibilités immenses s'il marche.... et il marche.

Depuis que nous avions créé le Music Genome Project, nos amis nous demandaient :

Pouvez-vous me faire découvrir d'autre musique que j'aimerais?

Ces questions déclenchaient rapidement des discussions plus qu'intéressantes. Tous ces amis nous ont dit quels étaient leurs chansons et artistes favoris, ont exploré la musique que nous avons proposée, nous ont dit ce qu'ils en pensaient, et nous avons ensuite fait de nouvelles suggestions. Tout le monde s'est mis à dire à la blague que nous étions devenus leurs DJs personnels.

Nous avons créé Pandora afin de pouvoir avoir le même genre de conversation avec vous.


Vous devez vous inscrire(inventez un zip code si vous ne résidez pas aux États), mais c'est indolore et ils n'envoient pas de cochonneries.

Tellement 2.0... J'adore.

Sunday, October 01, 2006

SUPERGROUP : Thérapie de groupe


Sur Much More Music ces temps-ci, on peut voir évoluer un projet musical qui pourrait avoir du bon, en théorie. Voici, traduite librement, la présentation que les producteurs font de Supergroup :
Cinq Rock Stars d'expérience vont à Las Vegas pour former un groupe et sauver le Rock and Roll. L'attrape? Aucun d'entre eux ne sait quels seront les autres membres du groupe avant d'arriver. Ted Nugent le « Motor City Madman », l'ancien chanteur de Skid Row Sebastian Bach et Scott Ian de Anthrax s'associent au batteur (fils de John Bonham de Led Zeppelin) Jason Bonham et Evan Seinfeld de Biohazard pour vivre ensemble, former un groupe, écrire de la musique et donner un spectacle dans 12 jours.

Le légendaire manager rock Doc McGhee est choisi pour mettre les égos en échec et la misson sur la bonne voie. Ensemble, dans la cité du péché, ils tentent de naviguer à travers l'alcool, les bagarres, les danses à 10 et tenter de trouver le temps d'écrire, de répéter, et de donner un spectacle à la hauteur de leurs réputations. Cinq Rock Stars. 12 jours. Pas d'excuse. C'est Supergroup.


Bon, si vous aimez regarder l'iconique Sex, Drugs and Rock n' Roll à la télé plutôt que de le vivre, cette série est pour vous. Sauf que certains membres du groupe sont un peu fanés et que parfois, ça dégénère en chicanes de matantes à tel point que ça en devient inconfortable à regarder. Peut-être que Metallica a eu une bonne idée en engageant un psycholoque pendant l'enregistrement de «Some kind of Monster»... bon, Damnocracy (Supergroup) n'est pas encore SI matante que ça. Hehehe. Malgré tout, c'est divertissant... par chance, dans le plus récent épisode, ils ont réussi à faire un spectacle. Personnellement, si je regarde malgré moi cette émission, c'est à cause des inévitables comparaisons avec Spinal Tap... eh que je suis méchante.

Friday, September 29, 2006

PREMIER BILLET : TOUTE UNE SEMAINE DE SHOWS!

Cette semaine je suis allée voir 3 spectacles, je me dis que c'est un bon sujet pour un premier billet dans ce blog. Après tout, je me donne comme mission (rien de moins), de raconter des machins intéressants (espérons) sur ce qui se passe en musique et en sorties à Montréal. Ambitieuse la fille? Pas tant que ça, après tout, c'est pas comme s'il ne se passait rien par ici!

ALORS DONC! Qu'est-ce qu'il y avait à voir cette semaine?

Les lundis, je vous recommande les Jam Nights au Missy Bar. On y fait à l'occasion des découvertes pas piquées des vers. J'ai eu le bonheur d'assister aux débuts en sol montréalais de Benoît Murray, chansonnier de Rivière-du-Loup nouvellement débarqué dans notre belle métropole... pour l'amour d'une demoiselle... C'est pas trognon ça? Bon, trève de sottises, recherchez-le et souvenez-vous de son nom. Du bon chansonnier, une belle voix rauque, un gars sympathique. Ses meilleures chansons? À mon avis, celles qui ont un petit côté comique comme « Le touriste ». Je n'ai malheureusement pas trouvé de site web ni de myspace à son sujet. Si j'en trouve un, je le poste. Promis. En attendant, je lui demanderai la permission de mettre une chanson ici comme échantillon.

Mardi à La Tulipe, on a reçu la visite de Kasabian, avec One Thousand Pictures et Mew en première partie. One Thousand Pictures a ouvert le bal de manière fort sympathique : le chanteur était visiblement très heureux de l'accueil que lui a réservé le public montréalais et nous a remercié chaudement. De plus, le groupe au complet s'est rendu à la table des CD après le set pour rencontrer les intéressés. Vraiment très sympathique. Pour les amateurs de rock pas trop pop, mais tout de même accessible, c'est un bon produit, pas de doute. Personnellement, je sentais trop les influences de U2 et de Tea Party pour ne pas être un tout petit peu agacée... mais vraiment, seulement un tout petit peu. Ils ont de l'avenir, s'ils se distinguent un peu.

Quant à Mew, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le plus gros band actuellement au Danemark. Ils chantent seulement en anglais, ce que j'ai trouvé dommage... mais bon, ils veulent être mondialement connus, n'est pas Rammstein qui veut. Le spectacle a été haut en couleurs, en partie grâce à de belles projections dans le style de leurs vidéos. L'interaction avec les projections était intéressante : l'une des chansons est interprétée en duo avec une jeune fille projetée sur l'écran et dont la voix était préenregistrée. Je crois que pour ma part l'expérience Mew n'a pas été aussi concluante que si je l'avais vécue d'abord dans mon salon. À mon avis, leur style très «bipolaire» ne se prête pas très bien au live. Leur musique est très tripative (merci monsieur Languirand), le chanteur a tendance à partir en transe et à contempler le plafond... vraiment très bon, surtout pour l'ambiance créée, mais sur CD ou vidéo. (ajout du 1er octobre : Véro pense exactement le contraire... comme quoi on peut aller voir un spectacle avec quelqu'un et voir 2 choses différentes) Et on aurait aimé plus de couleur locale danoise.

Kasabian a pour sa part séduit ses fans en offrant un spectacle dynamique mêlant les chansons de leur premier album et celles du plus récent pour lequel ils sont en promotion actuellement. Les purs et durs ont préféré le précédent album et reprochent au groupe le récent changement de guitariste, mais pour une non-initiée l'ensemble était très cohérent et très divertissant... malgré le fait qu'on a perdu l'une des guitares pendant au moins 2 chansons. C'est du bon et original « easy listening » comme les Brits en ont le secret. Peut-être pas la nouvelle « British Invasion », mais de la qualité tout de même.

Mercredi, c'était le GIGANTOUR! Premièrement... il y avait du monde... mais pas tant que ça. Il faut croire que l'an dernier les fans de Dream Theater on achevé de remplir le Centre Molson. Je suis arrivée pour la fin du set de Opeth (je travaille, je ne suis plus une jeune pouelle avec tout mon temps devant moi). La foule n'était pas aussi délirante que j'aurais cru pour un aussi gros et surtout un aussi bon band, mais l'enthousiasme était tout de même palpable entre les chansons. Le relatif immobilisme des membres du groupe n'aidait honnêtement pas à galvaniser les troupes.

Lamb of God, fidèles à eux mêmes, ont bûché tant qu'ils ont pu. Ce sont eux qui ont fait le sempiternel discours sur le métal et les métalleux et combien ils sont heureux de faire partie d'une si belle scène et ainsi de suite. Le discours est éculé, mais ça sonnait (et c'était sans doute) sincère. Cette fois la foule était beaucoup plus participative. N'oublions pas que Lamb of God est LE groupe de l'heure (leur album a été numéro 8 au Billboard à sa sortie! Un exploit pour un album et un band aussi résolument métal).

Megadeth nous ont gratifiés de plusieurs de leurs plus vieilles pièces, mais aussi de plus récentes et même d'une qui se trouvera sur l'album à paraître en 2007. La voix de Dave Mustaine était excellente et le son aussi... si bien qu'ils n'ont pas eu l'air des vieux routiers qu'ils sont. Des effets pyrotechniques bien réussis et présentés avec parcimonie ont su rehausser la performance. (Il faut le mentionner, puisque généralement je trouve ces ajouts détestables et inutiles). Seule ombre au tableau : le discours sur les événements de Dawson. Comme presque tout le monde le sait maintenant, le tueur écoutait «A tout le monde» avant d'entamer son attaque. Mustaine s'est donc lancé dans une diatribe sur la question avant d'interpréter cette chanson. Évidemment, je suis consciente qu'ils devaient adresser la question. Cependant, j'aurais préféré quelque chose du genre «jouons cette chanson pour les victimes, let's not make this about him», plutôt que de lui faire la faveur de parler de lui autant. Disons que s'il regardait la scène à partir du trou sulfureux où il moisit en enfer, il a dû être bien fier de lui. Cela dit, Megadeth sont des légendes vivantes et ont su offrir une performance à la hauteur de leur réputation... ce qui est rare et précieux. Ah, et les couvre-feux à 23h, ça emmerde royalement le peuple. ROYALEMENT.

Tuesday, June 06, 2006